Le jour où sa mère m'a fièrement annoncé « Mon chéri, tu vas être papa ! », cette joie immense et sans nom qui m'a envahie, la foule de question qui a suivie : une fille ou un garçon, comment on va l'appeler, on change de maison, ou on lui fait une petite pièce, comment faire pour l'élever correctement... Toutes ses questions, si ma mère n'était pas intervenue, je ne m'en serais jamais sorti tout seul. Pour le prénom, nous en avions choisis quelques uns qui nous plaisaient vraiment, mais je laissai le dernier mot à ma femme parce que, après tout, le prénom, on pourrait le changer au dernier moment si l'envie nous prenait. On lui a fait un vrai petit nid douillé, dans ce qui me tenait lieu de bureau: une tapisserie douce, un lit à baldaquin, des peluches partout... L'éducation a coulé d'elle-même.
L'accouchement fut un moment très curieux. Le matin du premier décembre, au café, ma femme me regarde, l'air paniqué et me dit « Ca commence, maintenant. On y va maintenant ! » Jamais je n'avais roulé aussi vite sur un aussi petit parcours. Notre fille voulait sortir, l'accouchement s'est passé très vite ; toute la famille s'est réunie autour de ce berceau, autour de notre petite Larissa.
Puis vint le moment des couches, le biberon la nuit, ses premiers pas, ses dents ; mais surtout, ses premiers mots. La première chose qu'elle a dite, c'est « A moi ! ».
Son premier jour de CP, elle est revenue à la maison et a jeté son sac par terre en disant « Je veux plus y aller ! Ils m'ont pas appris à lire ! » Sa mère et moi sommes partis dans un fou rire sans nom, avant de pouvoir lui expliquer que lire n'était pas si facile et que ça ne se faisait pas comme ça. Très vite elle a appris à faire ses devoirs toute seule, à préparer son sac, à faire son lit et à ranger sa chambre. La seule chose qu'elle refusait de faire, c'est se laver les dents. La brosse lui faisait peur.
Et maintenant, je la regarde sur son vélo, elle est tout sourire et pédale comme une folle vers moi. C'est le matin de son septième anniversaire et nous venons de lui offrir son premier vélo à elle. Elle a appris à en faire sur celui de notre petit voisin et elle rêver d'avoir le sien.
Mais maintenant que je la regarde, je me demande où est passé mon enfant tout rose et tout petit qui criait pour se faire comprendre ; je voudrais savoir où sont passées toutes ces années.


Sa mère s'approche de moi et me fais signe qu'il faut la laisser se préparer ; je me résigne à l'attendre devant la porte de sa chambre. L'attente me parait interminable.
Enfin, la porte s'ouvre, elle est dans sa robe de mousseline blanche, ses cheveux tressés tombent sur ses épaules. A son cou, il y a le collier bleu de sa grand-mère, à son poignet le bracelet bleu prêté par sa s½ur, et à sa main droite, sous son gant en dentelle fine, je peux apercevoir la bague bleue que je lui ai offerte la vieille.
La voilà fin prête pour que je la mène devant le maire.
Barbiibulle

Dustopia, Posté le jeudi 16 février 2012 09:36
J'ai préféré le premier texte. J'aime bien les relations entre pères et fille, je trouve ça assez pur, enfin ce n'est peut-être pas le mot. Cependant, il y a pas mal de faute, et je trouve que la ponctuation est plutôt aléatoire, qu'elle n'a pas toujours sa place là où elle est et qu'elle manque derrière d'autres mots.