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Barbii-Bulle

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Création : 31/10/2011 à 06:51 Mise à jour : 30/03/2012 à 08:51

Bluup Bluup

Présentation

PrésentationPrésentationPrésentation Je ne mords pas et je réponds à tous les commentaires constructifs!





_________BarbiiBulle________________18 ans__________________Bordeaux




Présentation


A toi de te présenter!!


-Nom?



-Âge?



-Ville?



-Autre?






Prévenue - Prévenu - Prévenu - Prévenu - Prévenu - Prévenu - Prévenu - Prévenu - Prévenu - Prévenu




Présentation
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#Posté le lundi 06 février 2012 07:20

Modifié le mardi 28 février 2012 09:41

La Mer

___Jamais de ma vie je n'avais vu autant d'eau autour de moi. Une belle eau bleue glacée paisible comme un bébé qui dort. Le ciel et la mer se confondaient à l'horizon, on ne voyait plus que de l'azur devant, derrière ; tout autour. Pas un souffle de vent ne venait rayer la surface de cette eau si pure. Je me penchais de temps en temps vers elle pour apercevoir mon reflet, mes cheveux roux tout ébouriffés autour de mon visage, mes yeux vert pâle, presque transparent, mon nez en trompette et cette petite bouche toute fine comme un trait. J'aimais ce reflet, j'aimais me regarder. Et surtout, je ne soulais pas le perdre. Un visage aussi parfait permettait d'ouvrir toutes les portes. Je levais le visage vers le soleil qui me chauffait doucement les épaules. Je souris bêtement à cet astre lumineux puis me replongeais dans la contemplation de la mer et le l'horizon. J'imaginais sans peine tous les poissons qui frétillaient dans cette immensité, des petits, des gros, des colorés... Je me souvins alors que lorsque j'étais petite, je rêvais d'être une sirène, comme Ariel, avec de beaux cheveux rouge, une belle et longue queue, et je pourrais nager à n'en plus finir dans l'eau. Cet élément que j'affectionnais tant. Je m'y voyais déjà, ondulant dans les vagues, caressant le sable, jouant avec les hippocampes. J'en étais sûre, si je me penchais un peu plus, si je rentrais dans l'eau, peut-être que le roi des sirènes voudrait bien de moi. Je saurais le convaincre, j'en étais sûre. Mon touchais presque l'eau lorsque quelque chose me piqua la fesse gauche. Je me redressais de surprise sans pour autant chercher ce qui m'avait piquée. Je voulais aller voir les sirènes ! Mais mon si beau visage se changeait peu à peu. Mes beaux yeux verts s'agrandissaient outrageusement et se teintaient de bleu, un bleu foncé ridicule, mon petit nez se grossissait pour n'être plus qu'une petite grosseur, mes lèvres aussi se grossissaient et devenaient aussi grosse que si j'avais fait une allergie. Mes cheveux poussaient et se raidissaient, mais surtout, ils devenaient de plus en plus clairs pour avoir cette couleur jaune presque blanche qui me donnait une allure de droguée. J'avais des cernes sous les yeux, des rides sur le font et les coins de la bouche qui tombaient. Je faisais peur à en mourir. Jamais je ne serais acceptée au Royaume des Sirènes avec cette tête-là ! Ils vont me prendre pour une sorcière ! Non, ce n'est pas possible ! Je commençais à avoir des larmes au coin des yeux. Elles coulèrent le long de ma joue et moururent sur mon menton pointu. Des larmes de plus en plus grosses, je sentais le désespoir monter en moi. Pourquoi pas moi, hein ? Pourquoi est-ce que moi je n'y avais pas droit ? Noooon ! La surface glacée de l'eau se déchira et une femme apparu devant moi. Je sanglotais comme une enfant et elle me prit dans ses bras. Sa blouse blanche me gratta un peu la joue. Elle me réconforta et doucement le conduisit à un lit blanc sur lequel il y avait des draps blancs et qui était entouré de gens en blanc. Je criais de plus belle. Ces gens-là, je m'en souviens bien, il me donne des poisons pour ne pas que je rejoigne mes sirènes ! Pour ne pas que j'aille voir mes s½urs ! Ces monstres ! Non ! Noooooon ! Je ne veux pas ! Lâchez-moi, brutes ! Ils me mettent sur le lit et m'attachent les pieds et les mains pour plus que je bouge. La mer s'éloigne doucement. Je suis sûre que si je me débats assez fort, je pourrais la rejoindre, sauter dedans, et nager pour ne jamais qu'ils me retrouvent ! Je dois secouer les jambes pour qu'ils me lâchent. Lâchez-moi ! Laissez-moi les rejoindre !!! Un monsieur avec une grosse barbe blanche s'approche de moi avec son faux air de celui qui est désolé. Je lui crache au visage juste avant qu'il m'enfonce une longue aiguille dans le bras.
___Ca y est, je vois la mer...
Le 22 janvier 2012

La Mer
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#Posté le lundi 05 mars 2012 02:58

Fleur de Macadam

Ils venaient de faire l'amour. Ils s'étaient tout d'abord dévoré des yeux, se déshabillant du regard, se tournant autour comme deux prédateurs prêts à se bondir dessus, s'imaginant ce que chacun pourraient faire à l'autre. Puis ils s'approchèrent, lentement, un pas après l'autre, faisant grandir doucement leur désir mutuel, s'effleurant, leur appétit à fleur de peau ; ils avaient la bouche entrouverte pour aspirer l'odeur de l'autre. Soudain, elle leva sa main et toucha du bout des doigts le torse de son ami ; un frisson de plaisir la parcouru de la tête aux pieds. Il l'attrapa par la taille, la rapprocha de lui par un geste vif et ils s'embrassèrent à pleine bouche, s'étouffant presque. Ils se dévêtirent, arrachant presque leurs habits et les jetant par-dessus leurs épaules ne voyant plus que l'autre. Leurs mains se touchant, se caressant, essayant de découvrir chacune des parcelles de peau de l'autre. Ils tournèrent sur eux même avant de s'écrouler sur le lit, ne formant plus qu'une masse de mains et de jambes se rapprochant, se rejetant, se chatouillant.
Après plusieurs coups de hanches et des cris de plaisir, couverts de sueur, ils se séparèrent presque à contre c½ur. Elle se leva, alluma une cigarette et s'accouda à la fenêtre. Il se releva sur son coude et la couva du regard. Sa poitrine bien ronde, son ventre rebondi, une chute de hanche vertigineuse, de belles rondes et des cuisses charnues comme il faut. Elle lui avait tapé dans l'½il dès qu'il l'avait vue sur le bord du trottoir dans sa tenue aguicheuse due à son travail. Il n'avait pas l'habitude de s'arrêter pour prendre les gourgandines au passage. Mais celle là, il l'avait remarquée de loin avec son short à raz du cul, ses seins difficilement rangées dans un soutif trop petit, le tout caché dans un manteau en fourrure blanc sale.
Maintenant elle était assise sur le bord du lit, en train de se rhabiller, ne sachant pas comment lui réclamer sa part. Lui, tout ce qu'il voulait, c'était de se plonger de nouveau dans son décolleté, de se perdre dans les plis de son derrière et de ses cuisses. Il la voulait pour lui tout seul ; encore et encore. Mais elle voulait partir, fuir loin de lui pour se fourrer dans un autre mec voire plusieurs mecs dans la même soirée. Ils ne pouvaient pas la laisser partir. Il l'a voulait encore. Il l'a désirait encore et peut-être même plus qu'avant de lui faire l'amour. Et elle, elle se dirigeait vers la porte, elle se dirigeait vers un autre monde que celui qu'il aurait pu lui offrir. Elle s'en allait inexorablement vers cet ailleurs alors qu'il ne pouvait pas imaginer son monde sans elle.
Ses fesses ondulèrent une dernière fois avant qu'elle claque la porte et qu'elle sorte pour de bon de sa vie.

Le 18 décembre 2012
Barbiibulle

Fleur de Macadam

Coup de Coeur sur cette galerie textuelle.
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#Posté le dimanche 22 janvier 2012 07:44

Modifié le dimanche 05 février 2012 14:38

Vague Inhumaine

Une explosion tonitruante se fait entendre et ma s½ur vient se blottir contre moi. Elle tremble de tout son corps et de chaudes larmes dévalent ses joues déformées par la peur. J'essaye vainement de la calmer tandis qu'une nouvelle explosion éclate au-dessus de nous, faisant vibrer les épais murs de ma chambre. Nous sommes plongées dans le noir complet : pas une goutte de lumière ne filtre à travers le trou béant formé par mon ancienne fenêtre ; le souffle froid du vent ne parvient pas à les soulever. Alors j'esquisse un mouvement pour me lever et aller les ouvrir afin de jeter un ½il dehors, elle se cramponne à moi et pousse un gémissement de violon désaccordé. Je me rassois contre elle et lui caresse les cheveux dans le fol espoir qu'elle s'endorme. Les grondements des explosions sont de plus en plus proches et de plus en plus forts. Elle commence à s'apaiser un peu lorsqu'un choc surpuissant fait osciller toute la maison. Je lui ordonne de ne pas bouger et me lève pour aller faire un tour et voir ce qu'il se passe, la peur me nouant le ventre mais ne voulant pas le lui montrer. A peine ai-je ouvert la porte, qu'un courant d'air glacé me fait frissonner de la tête aux pieds. Les pleurs étouffés me décident d'aller voir rapidement et à revenir encore plus vite pour la rassurer. Ma petite s½ur à moi, ma seule et unique petite s½ur, aussi peureuse qu'un opossum mais aussi douce qu'un lapin angora ; ma petite s½ur avec qui je me chamaille si souvent mais avec qui je ris encore plus ; la mienne rien qu'à moi.
Un
fois dans le couloir, j'évite soigneusement de regarder vers la chambre de mes parents que je sais détruite et effondrée depuis bien longtemps déjà et où seuls des lambeaux de souvenirs restent ; je passe devant la salle de bain et les toilettes sans leur accorder un coup d'½il , sachant déjà ce que je vais y voir, soient deux trous avides de bouffées d'air ; je me dirige avec détermination vers les escaliers. Ils sont parsemés de trous, mais sont encore praticables. Je les descends avec précaution pour éviter de finir au rez-de-chaussée plus vite que prévu en passant au travers d'une de ces marches défoncées qui craquent à chaque pas que je fais. Le rez-de-chaussée est un champ de poussière où le rien flirt avec le néant et les bourrasques d'air froid. Je parcours du regard ce désert misérable sans pour autant trouver la cause de la secousse qui a tant effrayé ma s½ur. Habituellement, on trouve des pans de mur récemment tombés ou des bouts de plafond effondrés, qui, en heurtant le sol, font tout vibrer. Je m'approche avec lenteur du vide dans le mur qui jadis était une baie vitrée pour me rendre compte que les avions de guerre survolent bien bas notre maison en ruine. La colère me monte au nez : ils veulent quoi encore ces êtres abominables, ils en ont pas assez de nous avoir pris nos parents, notre maison, tout ! Ils veulent quoi, hein ? Vous voulez quoi bande de sangsues affamées, de rats pourris ! Un cri de haine et de désespoir s'échappe de ma bouche alors que je m'élance dehors avec l'envie dévorante de massacrer tous ces voleurs d'humanité.
Une
rafale tirée d'un avion déchire l'air et je me rue en sens inverse dans la maison, m'imaginant que je peux me cacher et sauver ma vie insignifiante. Peine perdue. Une belle m'atteint en plein poitrine ; le choc est si affreux que je m'écroule sur le sol carrelé et fissuré de la cuisine. Ma vue se brouille à cause des larmes de douleur qui s'y présentent et qui roulent sur mes joues. Il faut que je retrouve ma s½ur, je dois la rassurer, la prendre dans mes bras, j'ai promis sur la tombe de mes parents que je la protègerais jusqu'à ce que l'on soit débarrassé d'Eux, qu'elle ne resterait rien qu'avec moi. L'air manque, mais je dois quand même me relever ; pour mes parents, pour elle ; pour ma Gwenaëlle. Un cri de surprise me fait sortir de ma torpeur. Je lève péniblement la tête pour apercevoir à travers le voile posé sur mes yeux la maigre silhouette de ma s½ur penchée vers moi. Je n'ai pas la force d'ouvrir la bouche pour lui exhorter de s'en aller, de fuir ; seuls mes yeux parlent. Elle se lève étonnée de ce regard vague très peu expressif et essaye de me relever. Un faible râle sort alors de ma bouche et là qu'elle comprend enfin qu'il faut qu'elle parte loin d'ici, que mon erreur de vouloir rester cachée ici pour la protéger va finalement la tuer, elle doit aller loin de cet endroit maudit, de ces entrailles sanglantes. Elle marche en claudiquant, à cause de sa cheville cassée jamais soignée correctement, se dirigeant vers l'autre bout de la pièce tout en me regardant.
Une
seconde secousse aussi forte et destructrice qu'un tremblement de terre fini d'achever la maison déjà bien fragile. Le plafond fini de s'écrouler sur elle et sur moi qui n'ai pas bougé. Sur Gwenaëlle. Un hurlement de douleur me vide les poumons déjà si peu remplis. Un regain d'énergie me fait ramper vers elle à travers les décombres tombés de mon côté. Je la hèle de toutes mes forces, sans réponse. J'aperçois un bout de bras qui émerge d'un tas de bois et ses doigts bougent à peine. Elle est là, elle vit ! J'arrive ma chérie, ne bouge pas, je viens, je viens ! Un morceau de plâtre tenant miraculeusement au mur se détache soudain et m'écrase. Le sol m'étreint avec une telle ferveur que je ne vois plus rien. Une surdose de douleur se propage en moi alors que le plâtre me broie les os. Un filet brun s'échappe de ma bouche ; je ne vois plus qu'une vague flaque rouge brun et les explosions de bombes suivies de rafales meurtrières sont mon dernier font sonore avant que les ténèbres m'enlacent complètement.
Le 21/12/10

Vague Inhumaine
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#Posté le mercredi 21 décembre 2011 13:29

Modifié le dimanche 05 février 2012 14:43

Plaisir Charnel

Les notes brisèrent le brouhaha léger de la pièce et, lentement, les notes de piano volèrent dans l'air et emplirent la salle ; l'espace d'un instant, un silence gêné s'installa. Les couples se formèrent rapidement et les pas de danse s'enchaînèrent machinalement, chacun étant perdu dans les yeux de l'autre, formant plus qu'une seule silhouette gracieuse. Je repérais la créature céleste qui faisait battre mon c½ur avec engouement, dans un coin de la salle, balayant la foule de son regard perçant. Je me dirigeais vers elle d'un pas hésitant, un n½ud dans l'estomac, l'esprit vide, une folle espérance dans tout mon être. Elle tourna son visage d'ange vers moi et posa ses yeux verts sur moi. Je lui tendis la main gauche sans détacher mon regard de la beauté de ses traits. Aucune expression de joie ne vint égayer son visage lorsqu'elle mit sa main glacée dans la mienne, mais ses yeux se mirent à briller. Ses longs doigts effleurèrent ma peau brûlante de passion. Je l'attirais vers moi calant son bassin contre ma hanche et ses seins dans le creux de mon épaule ; je dû retenir un sourire de plaisir pour garder ce visage fade et sans expressions imposé par l'étiquette. Je guidais la danse aisément, comme on me l'avait appris, m'efforçant de regarder ma cavalière seulement des coups d'½il furtifs. Sentir son corps contre le mien me donnait des frissons alors que je tentais de calmer les milliers de papillons dans mon estomac ; j'attendais ce moment depuis tellement longtemps que je ne pouvais pas gâcher cet instant magique qui ne se reproduirait jamais. Le ton enjoué de la musique fit place à un ton plus calme qui ralentit nos pas et me permis de ressentir encore mieux chacune de ses courbes voluptueuses. Ses seins se frottaient à mon épaule à chacun de ses frémissements, son ventre et son bassin collés contre moi se mouvaient à mesure de ses pas et ses fesses, fermes et rondes, lovées dans ma main lui cambraient le dos de manière délicieuse. Je voulais me fondre en elle, découvrir la moindre petite parcelle de sa peau blanche délicate, je voulais enfouir ma tête dans ses cheveux et surtout sentir le goût de sa bouche au contact de la mienne. Tout en elle respirait la beauté et l'envie. Les dernières notes rebondirent sur les murs de pierre et vinrent mourir sur les dalles rondes où nous dansions. Je lâchais avec beaucoup de regrets cette femme déjà promise à un autre mais qui avait été mienne pendant les quelques minutes de cette danse.

Le 4 Juin 2011
Barbiibulle

Plaisir Charnel
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#Posté le samedi 03 décembre 2011 06:25

Modifié le dimanche 05 février 2012 14:45

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